Le lundi matin, nous sommes allés en taxi de Koungou, notre lieu d'hébergement dans la collocation partagée par Ivonig et deux autres stagiaires de Colas, à Mamoudzou la capitale.
Le taxi n'est pas cher du tout. Pour environ 7 ou 8 km, nous avons payé 2,60€ à 2. Nous n'étions pas seuls dans le taxi. En fait, ils cherchent à les remplir au maximum (5 personnes pour les petites voitures, jusqu'à 9 pour les mini bus). Pour en avoir, il faut se mettre sur le bord de la route et leur faire signe.
Chaque fois que nous avons choisi ce mode de locomotion, ce fut également pour nous un moyen de cotoyer des mahorais (nous n'avons jamais vu de "blanc" dans ces taxis).
En fait nous sommes allés chercher une voiture de location. Il nous parait très difficile de pouvoir visiter Mayotte sans voiture.
Nous avons ensuite commencé par faire un tour dans la capitale Mamoudzou.
Nous avons pris cette photo non pas pour l'abri, mais pour les panneaux indicateurs (sur la droite de la photo).
Ceux ci ne sont absolument pas entretenus.
Il semble que cela fasse plusieurs années que Mayotte doive développer le tourisme, mais dans la pratique il n'y a pas grand chose de fait. D'ailleurs, le comité du tourisme y est très mal indiqué.
A certains endroits des choses ont été commencées, mais semblent avoir été abandonnées en cours de route.
L'avantage de tout cela est que Mayotte reste très sauvage.
Après un petit tour à Mamoudzou, nous sommes allés vers le sud sur la cote est.

Evidemment, on ne peut résister à prendre des photos de type carte postale.

Sur le site des ruines d'une usine sucrière, nous avons vu nos premières roussettes.
Les roussettes sont de grosses, très grosses chauves souris. Leur envergure peut atteindre 80cm. Elles volent dans la journée. Sur cet arbre, quelques roussettes sont dans leur position classique tête en bas.
J'aurai plus tard l'occasion de les prendre en vol.
Certains jours, ce sont plusieurs dizaines de roussettes que nous avons vues sur un même arbre.
A Bandrélé, il y a un écomusé du sel: aucune indication pour le trouver, sinon à proximité immédiate de celui ci.
Il est vraiment petit. Apparemment il n'y avait eu qu'une seule visite dans la matinée.

Une femme mahoraise, qui nous a donné l'autorisation de la photographier, nous a expliqué le processus de récupération du sel. Le processus commence lors des marées hautes des grandes marées qui permet à l'eau de mer de déborder sur une zone sur laquelle la récupération du sel sera effectuée.
Cette photo montre la dernière étape, où le sel est récupéré par chauffage.

Il y a énormément de bananiers sur Mayotte. Sur l'un deux nous avons pu photographier un margouillat.